LAG BA OMER, 33° jour de l'Omer
les lettres lamed et gimel ( LAG) ont une valeur numérique additionnées de 33. Cette fête est célébrée depuis l'époque gaonique le 18 du mois de Iyar mais son origine demeure incertaine. Selon la croyance populaire, elle célèbre la fin d'une terrible épidémie qui tua 24 000 disciples de Rabbi Akiva au cours du soulèvement de Bar Kokhba contre Rome ( 132-135 ).Le second nom de cette fête "la fête des sages" pourrait être une allusion à pareil événement. Différentes hypothèses ont été avancées : l'une d'elles veut que l'armée de bar Kokhba apres avoir subi des défaites durant une longue période, ait remporté le 33° jour du omer, une victoire éphémère qui conforta le moral du peuple.
Une autre hypotherse liée à des événements militaires antérieurs est inspirée de Flavius Josephe, qui décrit le déclenchement de la première révolte juive contre Rome en 66. Les groupes nationalistes juifs décidèrent de prendre les armes le 18 Iyar; afin de détourner l'attention des Romains on aurait désigné la date prévue pour le soulèvement du nom codé de Lag ba Omer.
Cette date a donc acquis une certaine valeur dans l'histoire du nationalisme juif. La nouvelle situation politique née de la destruction du second temple et de la répression de la seconde révolte juive rendit impossible la célébration publique de cette fête qui fut donc observée clandestinement. Il n'existe pas de loi particulière concernant la façon de célébrer Lag ba Omer, mais chez les ashkénazes, les interdictions pesant sur la période du omer, sont oubliées pour un jour, on peut donc célébrer mariages et fêtes, musique , coupe cheveux sont autorisés et la supplique du Tahanoun est omise dans les offices respectifs du matin et de l'apres midi.
Chez les sefarades, c'est la fin d'une période de deuil mais les interdictions ne sont levées que le lendemain ; les mariages peuvent avoir lieu durant les 15 jours restants du Omer. En Israël, certaines coutumes mettent l'accent sur sur le lien existant entre cette fete des sages et la guerre contre Rome. Pas d'école, les enfants allument des feux de camp à la tombée de la nuit, on pique nique en famille et les gosses s'amusent à tirer à l'arc.
D'autres coutumes sont liées à un tanna du II° siècle, Rabbi Shimeon Bar Yohai, auquel la tradition attribue la rédaction du Zohar ( Livre de la Splendeur) - ouvrage majeur de la mystique juive, texte fondamental de la kabbale - et qui serait mort un 18 Iyar. Il est enterré à Méron, pres de Safed et le jour de Lag ba Omer, des milliers de séfarades et de hassidim viennent en pélerinage sur le site présumé de son tombeau. Cette célébration populaire qui se déroule à Méron apres la tombée de la nuit s'appelle Hiloula; les juifs pieux se rendent sur plusieurs tombes des sages dans les environs, ils étudient le Zohar, chantent des cantiques, allument des bougies à la mémoire des défunts, coupent pour la première fois les cheveux aux petits garçons de 3 ans, achètent toutes sortes d'amulettes ( cordelettes rouges , sachet d'herbes , oeil en verre bleu etc...).censées protéger contre le mauvais oeil ( moi la première...) font des vieux ou adressent des prières à Dieu en invoquant le mérite "zekhoute" des sages. A ne pas confondre , SVP , avec le culte des saints chez les catholiques, aucun rapport.
d'apres " l'Encyclopédie du judaïsme "